HH5 concours de nouvelles souevnirs du quartier latin

Vous vous souvenez ? Dans le numéro 2 de la revue Histoire & Histoires... du 5e paru au printemps 2015, je faisais paraître un appel à candidature pour un concours de nouvelles "Souvenirs du Quartier Latin" organisé par la librairie Pippa et l'association Vivre le Quartier Latin dont je suis membre.

Les nouvelles des lauréats devaient ensuite être regroupées dans un ouvrage dont la sortie était prévue pour ce début d'année. Madame Florence Berthout, maire du 5e arrondissement, était tout à fait au courant de ce concours, ayant activement participé à la dernière édition du Quartier du Livre dans le dit arrondissement.

Pour aider au financement de ce projet, les organisateurs avaient sollicité l'aide de la Fondation La Poste et avaient essuyé un refus :

Expéditeur: Fondation Laposte <fondation.laposte@laposte.fr>
Date: 20 mars 2015 11:59:31 UTC+1
Destinataire: Vivre le Quartier Latin <contact@vivrelequartierlatin.fr>
Cc: "nathalie.jungerman@laposte.net" <nathalie.jungerman@laposte.net>, PELTIER Brigitte <bpeltier@noos.fr>
Objet: Rép : Fondation La Poste - Soutien projet éditorial "Souvenirs du Quartier Latin"

Mesdames,

Vous avez bien voulu présenter à la Fondation d’entreprise La Poste le projet des Editions Pippa et de l'Association Vivre le Quartier Latin qui envisagent de publier des nouvelles et illustrations à l'issue d'un concours ouvert à tous qui a pour thème "Souvenirs du quartier Latin". Vous souhaitez que la Fondation vous apporte un soutien financier.

Nous vous remercions de cette démarche. La Fondation La Poste met en œuvre un mécénat original et éclectique en faveur de l’expression écrite. Dans le domaine éditorial, elle apporte son aide à la publication de correspondances ou d'ouvrages valorisant les échanges épistolaires.

Cet objectif ne rejoint pas le vôtre. Aussi, malgré l'indéniable intérêt de votre projet, il ne nous paraît pas possible d'envisager le partenariat pour lequel vous nous sollicitez.

En regrettant de ne pouvoir vous apporter une réponse positive, je vous prie de croire, Mesdames, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Bien évidemment, il n'est pas question de remettre en cause ici le droit qu'a cette fondation de refuser tel ou tel projet. En revanche, ce qui suit est plutôt troublant.

Sur le site de la Mairie du 5e est annoncé un concours "Lettre à mon Quartier Latin" qui devra prendre la forme d'une nouvelle. La page indique : "A l’occasion de la deuxième édition de l’événement « Quartier du livre » qui animera le Ve arrondissement de Paris du 21 au 28 mai 2016, la Fondation La Poste a proposé à la Mairie du Ve arrondissement de lancer l’opération « Lettre à mon quartier latin »". Il est ajouté "Les plus beaux textes seront ainsi publiés aux Éditions de l’Archipel, dans l’ouvrage « Lettre à mon quartier latin »".

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Ces faits troublants sont dénoncés par l'opposition locale dans un communiqué.

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Plusieurs questions ont été posées par les intéressées à Florence Berthout, sans réponses à ce jour :

- Comment se fait-il qu'elle ait accepté un tel "téléscopage" d'idées alors qu'elle était parfaitement au courant du projet antérieur des éditions Pippa et de l'association Vivre le Quartier Latin ?

- Si c'est vraiment elle qui en a proposé l'idée, la Fondation La Poste est-elle à ce point en manque d'idées innovantes pour s'abaisser à proposer un copier/coller légèrement modifié ("Lettre" VS "Nouvelle") dans la Mairie même de l'arrondissement à l'origine du projet original ? N'aurait-elle pas pu au moins proposer un nouveau partenariat aux personnes à l'origine de l'idée au lieu de s'adresser à la maire du 5e qui n'était en rien impliqué dans le projet original ?

- Comment se fait-il que Florence Berthout ait donné ce projet éditorial à une maison d'édition du 1e arrdt alors que beaucoup de ces sociétés et libraires de l'arrondissement qu'elle gère traversent une période difficile ? Il est évident que deux sorties de livres sur un même sujet ne peut être un total succès pour l'une ou l'autre des parties. Celui des éditions Pippa est le seul légitime et il faudrait que Florence Berthout ait au moins l'élégance de retirer le sien.

Beaucoup de questions auxquelles Florence Berthout ne pourra, un jour ou l'autre, refuser de répondre. Bien évidemment, mes colonnes lui sont ouvertes...