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ça, pour être confidentiel, c'est du confidentiel...

Houellebecq souhaiterait venir s'installer dans le 13e arrondissement, dans l'une des tours d'Italie 2. C'est la gardienne de l'immeuble qui va être contente, si ses aficionados font le siège en bas de l'immeuble comme ce fut le cas la semaine dernière à la librairie Maruani, lors de la séance de dédicace organisée à son attention et qui fut un réel succès.

Avis très personnel, quelqu'un qui serait prêt à quitter l'Irlande pour venir chez nous ne mérite pas de vendre autant de bouquins.

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Tiens, c'est rigolo mais sur cette photo, on reconnaît, de dos, Franck Evrard (juste devant la tente, à côté du portrait de Houellebecq), un auteur du 13e, à mon sens, beaucoup plus intéressant voire amusant à lire. Cultivé comme il est, il serait, LUI, capable d'écrire des pages sur Wikipédia, pas de les "pomper".

Extrait "piqué" sur son site :

Voilà pour la littérature, tout le reste appartient au XIIIè arrondissement qui a écrit jusqu'à présent les plus belles pages de sa vie. Véritable naissance en 68 en plein effervescence révolutionnaire dans une tour au-dessus de la Bièvre, études joyeuses au lycée Rodin, nomadisme rêveur au square Legall, méditations amusées sur ses contemporains aux terrasses des cafés de Place d'It. ou de Daviel, déambulations avec ses trois muses adorées, Anne, Claire et Laure, au hasard des rues. Voilà pourquoi, même en se marginalisant rue de la Santé où il séjourne en face de Sainte-Anne, il a choisi l'impair, le 13… le bon côté quoi ! Depuis 2002, il collabore activement avec la mairie du 13e, en animant des tables rondes avec Eric Orsenna, Leïla Sebbar et Alain Demouzon et en organisant des jeux littéraires ("De retour sur les lieux du crime").

En remerciement pour les séductions urbaines de son quartier, il a publié un essai Treizième au noir, consacré à la représentation du Treizième arrondissement dans les littératures policières, de Gaboriau à Demouzon et Fajardie en passant bien sûr par Léo Malet. Les polars finissent toujours par apprendre à regarder et lire autrement la ville, leur regard et leur lecture devenant une dimension non plus subjective mais objective de notre paysage urbain. Ils apprennent aussi à habiter, au sens où l'entendait Hölderlin, c'est-à-dire à établir des relations poétiques avec soi-même, autrui et le monde, grâce à la médiation d'un corps et d'un inconscient. Et le Treizième n'a pas fini de l'habiter.

Franck Evrard s'apprête d'ailleurs à sortir son prochain ouvrage L'érotique du tennis le 15 avril 2011. Décidément, après De la fellation dans la littérature, L'érotique des lunettes et autres Effeuillages romanesques, Franck cherche vraiment à rendre nos soirées moins tristounettes.

Mais je ne vais pas cantonner Franck à ce registre frivole car il a aussi écrit, entre autres, un très bon essai, Le treizième au noir, dont je me suis largement inspiré pour mon diaporama sur le Brouillard au pont de Tolbiac de Léo Malet et Jacques Tardi. Vous pouvez d'ores et déjà réserver votre exemplaire en renvoyant le bon de souscription (avec 25% de remise) ci-dessous :

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