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"Super !" me direz-vous, notre cher 13e arrondissement fait la UNE du journal Le Parisien. Lorsque vous y aurez lu que nous devons cette pseudo-gloire au fait qu'un gamin de 17 ans est entre la vie et la mort depuis son agression sauvage à la sortie du lycée professionnel Jean Lurçat, hier, par une "bande de jeunes" comme on l'entend et on le lit souvent, vous aurez certainement la "gloriole" plus silencieuse. Pour ma part, plutôt que le label "bande de jeunes", j'emploierais plus volontiers "meute" ou même "colonie", terme employé usuellement pour les poux et autres parasites.

Quel acte sauvage et lâche perpétré par des rebuts de notre "société" qui a largement sa part de responsabilité.

Deux priorités à mes yeux :

- Mettre hors d'état de nuire ces "bêtes sauvages" - et je pèse mes mots - sans leur chercher systématiquement de circonstances atténuantes.

- Mener une enquête sur cet établissement scolaire afin de déterminer si des plaintes ou signalements antérieurs n'ont pas été passés sous silence par la direction. A titre d'exemple, aux abords du lycée Claude Monet (toujours dans le 13e), de grande renommée, des agressions ont eu lieu l'an dernier par des bandes de filles s'en prenant systématiquement aux "petites blondes aux yeux bleus". Curieusement, à ma connaissance, aucun journal n'en a fait mention. Parler de racisme dans ce sens là n'est pas politiquement correct aussi, je ne vais pas insister.

Pour édifiant qu'il soit, je vous laisse découvrir cet article du mois de mars 2010 sur le site educpros.fr.

Pour ma part, ces derniers mois, mon fils a été victime à deux reprises de racket, l'un aux alentours du collège Thomas Mann, pourtant "internat d'excellence" aux yeux défaillants de son proviseur. Sur ce collège, je pourrais vous en raconter pendant des heures, de la petite jeune fille qui a failli s'y faire violer l'an dernier et qui, depuis, passe pour la "pute du collège" (au dires des élèves), à ces autres élèves qui se font insulter et brimer à longueur de journée sans que quiconque lève le petit doigt. Je n'avance bien sûr pas tout cela à la légère...

Entre laxisme et lâcheté, on a du pain sur la planche pour assurer notre tranquillité.

Je comprends le désarroi de la police qui voit relacher quasi-systématiquement les individus attrapés parfois en flagrant délit. La justice est de toute évidence largement fautive. A elle, je ne lui accorde aucune circonstance atténuante.

Je ne vais pas vous annoncer un scoop : je suis certain que les criminels de la rue Patay vont être rapidement arrêtés. Je suis certain également que la plupart d'entre eux sont déjà connus des services de police, attrapés et relachés à moult reprises. Je suis certain également qu'on va nous ressasser le même topo : "Il est mineur, son père il fume, sa mère elle boit..." et les relâcher rapidement. Tiens, j'ai comme une impression de déjà vu, presque la routine, malheureusement.

Pour être franc, je n'aime pas ce que le 13e arrondissement devient. Je n'aime pas que Bertrand Delanoë nous dise qu'il veut le retour des tours (au nom du très politiquement correct logement social), alors que je pense, au contraire, qu'il faudrait les raser et reloger tout le monde "à l'horizontale". Je n'aime pas, par exemple, que le centre d'animation Oudiné perde beaucoup de ses adhérents parce que régulièrement envahi par les zonards de la cité voisine. Je n'aime pas... Dois-je continuer cette liste ? Vous y habitez, non ? Faites une liste de tout ce que vous n'aimez pas dans notre arrondissement et envoyez la à vos élus, ça sera plus constructif.

Allez, pour vous achever, je vais finir en faisant mon vieux con : "C'était mieux avant !"

Mais "avant" quoi ?...

 

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Ecoliers - rue de Patay (75013) - photo de 1910