120 ans obligent, je vais vous parler aujourd'hui de la Tour Eiffel. Quand je pense qu'à 45 ans, je n'y suis pas monté une seule fois et que des cousins d'Allemagne l'ont prise d'assaut plus d'une dizaine de fois. Mauvais esprits s'abstenir...

Je vous ai photographié ces deux gravures dans une reliure de l'Illustration de 1888. Je dois reconnaitre que les vues de la Tour Eiffel de cette époque-là représentent 100 fois plus d'intérêt que toutes celles prises depuis l'Exposition Universelle de 1889.

Regardez-moi cette gravure représentant des ouvriers escaladant la Vieille Dame (Non ! Je ne parle pas de Christine Boutin). Ca fait froid dans le dos, non ? Je ne suis pas sûr qu'en cas d'accident, la Sécurité Sociale les aurait bien indemnisés...

Ces employés chargés du montage de la structure métallique étaient appelés des voltigeurs et dirigés par Jean Compagnon. Ils se sont mis en grève pour demander un salaire en proportion au risque encouru. Jean Eiffel leur rétorqua qu'il n'y avait pas plus de danger à travailler à 200 mètres d'altitude qu'à 50. Bien raisonné... Le MEDEF devrait en prendre de la graine.

Chose étonnante, il n'y eût aucun accident mortel à déplorer lors de la construction.

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Cette gravure représente un feu d'artifice à partir d'une Tour Eiffel encore inachevée. Peut-être ne reverra-t-on cela qu'à l'aube de la 3ème guerre mondiale...

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